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Anne Nivat
Anne Nivat

Anne Nivat

Reporter de guerre indépendante.

Marraine du festival.


Reporter de guerre indépendante, et écrivain, Anne Nivat est une spécialiste reconnue de la Russie, où elle a habité pendant dix ans, jusqu’en 2006. Elle exerce son métier à sa façon, en donnant la parole à ceux qui ne l’ont pas, et en revendiquant le droit à la lenteur. Anne Nivat sillonne en toute indépendance, les terrains les plus violents de la planète (Tchétchénie, Afghanistan, Irak, Pakistan, et tout récemment Ukraine), à la rencontre des femmes et hommes de ces pays, acteurs ou victimes des conflits, ne jurant que par l'expérience directe et l’immersion. Anne Nivat a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Chienne de guerre (Fayard, 2000), pour lequel elle a reçu le Prix Albert-Londres ; Algérienne, en collaboration avec Louisette Ighilahriz (Fayard, 2001); La Guerre qui n'aura pas eu lieu (Fayard, 2004); Lendemains de guerre (Fayard, 2004); Islamistes : comment ils nous voient (Fayard, 2006); Par les monts et les plaines d'Asie centrale (Fayard, 2006), Bagdad Zone rouge (Fayard 2008), Les brouillards de la guerre (Fayard 2011), la République juive de Staline (Fayard 2013). Elle est également réalisatrice d’un film « IRAK, l’ombre de la guerre », et co-scénariste, avec Daphné Collignon, d’une bande dessinée : « Correspondante de guerre » (Soleil Prod 2010). Ces dernières années, entre chacun de ces lointains déplacements, Anne Nivat vient se reposer et écrire dans son mas, son refuge, à quelques kilomètres du Vigan, où elle profite de la douce tranquillité Cévenole auprès de son époux Jean-Jacques Bourdin. 

 

« Là bas, vu d’ici, quelle merveilleuse dénomination pour un Festival de l’Ailleurs! 

Quand mon mari et moi-même nous sommes installés ici, voici déjà sept années, et que j’ai entendu parler de ce Festival à partir de 2011, je me suis immédiatement dit que ces mots sonnaient juste. Ils résonnaient d’ailleurs étrangement en moi, puisque, m’intéresser à ceux qui vivent « là bas », puis revenir « ici », dans nos familières et merveilleuses contrées cévenoles, dans le confort de l’hexagone, est mon quotidien depuis si longtemps. 

Trouver les mots pour en parler, choisir les images qui feront comprendre, qui ne tromperont pas… Partager, partager, toujours plus, toujours mieux, sur ces ailleurs qui voient vivre et se développer des autres qui nous font souvent si peur, justement parce que nous ne les connaissons pas, voila mon credo, voila une belle vision. 

C’est, je crois, celle du Festival, alors, oui, j’en suis une marraine heureuse! »

                                                                            Anne Nivat.

 

Dimanche 30 août

Anne Nivat est la marraine de la cinquième édition du festival « Là-bas, vu d’ici », et sera le grand témoin, d’une table ronde animée par le journaliste, homme de radio, Jean-Jacques Bourdin.

 


Marianne Chaud
Marianne Chaud

Marianne Chaud

Ethnologue - Réalisatrice.

Invitée d’honneur du festival.

 Toute jeune, Marianne Chaud part découvrir les montagnes du Haut-Atlas marocain, où elle participe à une mission humanitaire. En 1996, à 20 ans seulement, elle voyage en Inde et développe une curiosité et une attirance immenses pour ce pays. En 1998, après avoir appris l’Hindi, elle séjourne une année entière à Bombay, dans une famille indienne, pour réaliser son mémoire de maîtrise sur les théâtres folkloriques indiens. Au cours de ce séjour, elle voyage dans l’Himalaya, découvre la culture bouddhiste et une région de l’Himalaya indien : le Ladakh-Zanskar. En 1999, Marianne Chaud sillonne pendant six mois les vallées de ces anciens royaumes bouddhistes. De village en village, de maison en maison, elle collecte des informations sur le théâtre populaire ladakhi. Commencent alors une immersion profonde dans cette région et un attachement très fort pour cette culture et ces habitants. Pendant sept ans, elle y retourne chaque année, de quatre à six mois, à toutes les saisons. Habitant chez des familles, elle apprend la langue locale – un dialecte tibéto-birman –, adopte les règles et les comportements autochtones, participe aux travaux agricoles et domestiques, observe et questionne, inlassablement. En s’intégrant dans des villages, elle tisse des liens affectifs et son intérêt intellectuel pour cette région s’enrichit peu à peu d’une véritable expérience personnelle. Les habitants lui donnent le prénom ladakhi d’Angmo, qui signifie « Celle qui est capable d’agir », et il lui semble parfois avoir toujours vécu parmi eux.

En 2005-2006, Marianne Chaud travaille à la réalisation d’un documentaire sur la vie des femmes au Zanskar. De juillet à octobre 2006, Marianne Chaud retourne au Zanskar, dans le village de Sking. Équipée d’une caméra et d’un micro, elle filme seule le déroulement des moissons ainsi que l’évolution des relations qu’elle noue avec les villageois. Il en résulte un documentaire : documentaire, Himalaya, la terre des femmes. L’année suivante, elle réalise Himalaya, le chemin du ciel, qui remporte le même succès d’audience et est nominé aux Césars du film documentaire 2010. À l’issue d’un nouveau tournage de six mois avec les derniers nomades des hauts plateaux du Karnak, dans le sud-est du Ladakh, Marianne Chaud est revenue en novembre 2010 pour monter le film La Nuit nomade, sorti en salle en 2012.

 

Marianne Chaud, sera présente tout au long du festival, et présentera, le Samedi 29 août à 21h00, au cinéma « Le Palace », son film : « Himalaya, terre de femmes ».

 


 Sybille d’Orgeval

 Réalisatrice.


Réalisatrice, globetrotteuse et surtout très curieuse des ailleurs qui nous entourent, Sybille d’Orgeval possède une grande expérience du voyage. En 2000, elle fait le tour du monde à vélo en compagnie de Maud, confortant ainsi son envie de partir. En 2008, elle coréalise avec Yann Arthus-Bertrand, le projet «7 milliards d’autres », en recueillant pendant 5 ans les témoignages d’hommes et de femmes sur les cinq continents. Par la suite, passionnée par la mer, elle rejoint en Équateur, l’équipage du bateau d’exploration Tara, en qualité de correspondante de bord afin de relater quotidiennement en mots et en images, la vie à bord de la goélette. Dernièrement, Sybille d’Orgeval a réalisé des reportages dans le cadre de l’émission « Echappées Belles » : La route du Pacifique Sud, sur les traces de James Cook », « Ex-Yougoslavie, la route des nouvelles républiques » et « La route de l’âme nomade : du Kirghizistan au Tadjikistan ». Entre temps, elle coécrit avec Manon Loizeau, le documentaire « Yémen le cri des femmes, qui sera projeté au cours du festival. Depuis, d'autres reportages se sont succédés. Sybille d’Orgeval sera présente au Vigan pour nous parler de ses vagabondages, et répondre à vos questions.

 

Sybille d’Orgeval sera présente au festival pour parler avec le public de ses expériences de voyages, de tournages, et notamment de l’écriture du film de Manon Loizeau « Yémen, le cri des femmes », projeté le vendredi 28 août à 21h00.

 


 

Louis-Marie Blanchard

Grand voyageur et marcheur, mais aussi auteur, photographe et réalisateur. Louis-Marie Blanchard a promené son regard des montagnes françaises aux vallées reculées des Andes et de l’Himalaya, et publié ses reportages dans Géo, Terre sauvage, Grands Reportages, Trek Magazine, Road-Book, Le Monde.

De multiples séjours au Tibet, en Chine, en Mongolie et en Asie Centrale, en hiver comme en été, lui ont permis d'approfondir sujets et itinéraires, pour mieux faire connaître les montagnes et l'univers culturel et spirituel des populations de ces régions. Les films documentaires : Tibet, les cavaliers du vent, Routes de la soie, Nomades et Caravanes et Mongolie nomade, ont été diffusés sur les chaînes de télévision :  Arte, Voyage, Equidia, ainsi qu’en Russie et en Italie.

 

Louis-Marie  Blanchard, présentera tout au long du festival une formidable exposition « Dans les pas d’Ella Maillart ». Il animera une conférence le samedi 29 août retraçant la vie de l’exploratrice Suisse. (17h00)

 


Stéphanie Ledoux

Peintre, carnettiste, voyageuse.

 

« Tous les chemins mènent à Toulouse », ce pourrait être la maxime de Stéphanie Ledoux. Après chacun de ces voyages, et ils sont nombreux, elle retourne dans sa ville natale, pour y retrouver l’intimité de son atelier. Reprenant ses croquis pris à la volée au fil de ses pérégrinations, elle leur offre un support plus grand et plus durable, se muant en véritable peintre voyageuse. Au cours de ses allées et venues au bout du monde, Stéphanie Ledoux a accumulé plus de 80 carnets de voyage, débordant d’aquarelles, de coups de crayons, mais également de petits souvenirs récoltés sur les chemins, comme des bouts de journaux, des morceaux de bois, des graines, de la terre, du sable ……Ces livres-objets, patinés par le temps et les intempéries, rappellent les rencontres, les odeurs et les images du voyage. En 2012, aux éditions Elytis, parait son premier livre « Portraits de voyage », qui rassemble plusieurs de ses carnets (Madagascar, Yémen, Vanuatu et Birmanie). Son deuxième livre paru fin 2014, « Enfants d’éléphant » (Ed. Elytis), raconte en portraits et croquis, sa rencontre en Inde, avec une famille vivant dans la jungle aux côtés des éléphants.

 

Rendez-vous avec Stéphanie Ledoux, sous les tentes du festival, tous les jours, et pour l'atelier "carnets de voyage", le samedi 29 août, à partir de 9h00.



Sœur Anne-Marie Salomon

Au cœur de la vie nomade des Touaregs au Mali, sœur Anne-Marie Salomon exerce sa double vocation de religieuse et de médecin, soutenue par sa congrégation "Les sœurs de la retraite". En 1988, elle découvre à Gossi (Mali), parqués au bord de la mare, les nomades descendus du Nord à cause des grandes sécheresses. Leurs troupeaux sont morts et ils vivent là dans un état de total dénuement. «Je reviendrai après ma thèse » leur a-t-elle dit. Elle a tenu parole. Gossi est situé au Nord-est du Mali, dans la boucle du Niger, dans cette région entre Sahara et Sahel que l’on appelle « Le Gourma ». Pays de sable, de sécheresse, d’épineux où la chaleur est torride (48° à l’ombre), c’est un lieu de carrefour où les ethnies sont nombreuses. Situé à 1.080 km de la capitale Bamako, Gossi est à 180 km de Gao et 400 de Mopti, villes où se font les évacuations chirurgicales. Sœur Anne-Marie y est seul médecin à 150 km à la ronde. Une formidable aventure spirituelle et humaine dans des paysages sublimes auprès d'un peuple mystérieux.

 

Sœur Anne-Marie Salomon sera parmi les invités du festival. Elle viendra parler de son quotidien avec les nomades, ses combats, son engagement. Le film de Grégoire Gosset, qui est consacré à sa vie dans le désert Malien, sera projeté en sa présence le dimanche 30 Août à 16h00, en clôture du festival.

 



Élodie Pakosz

Diplômée de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et lauréate du Prix TF1 Elodie Pakosz est embauchée par la chaîne en 1999. De 2004 à 2005, elle est grand reporter pour Hikari Productions, une agence de presse basée à Pékin spécialisée dans les reportages sur l’Asie. Elle fait la correspondance pour les journaux télévisés de TF1, la Télévision Suisse Romande et la RTBF en Asie et réalise une centaine de reportages et de directs en Chine, Thaïlande (couverture du Tsunami), Japon et Singapour. En 2006 elle est journaliste pour « 36.9° », magazine d’investigation de la Télévision Suisse Romande consacré à la santé. Elle compte à son actif environ 90 reportages magazines de 15 à 30 minutes. Depuis 3 ans elle est sélectionnée au FIGRA, et se présente en 2013 avec « Haïti : enfants esclaves ».

 

Élodie Pakosz sera présente au Vigan, pour le projection de film documentaire "Le royaume des femmes", le samedi 29 août à 16h00.

 


Sandra Reinflet et Aurélie Streif, "Les p'tites poucettes".

Le pouce en l’air, Sandra et Aurélie, visitent l’Europe, en long, en large et….. de travers. En 2013, elles rallient Paris à Istanbul. L’année suivante, elles partent d’Athènes et se rendent à Helsinki. Pour marquer leur chemin, comme dans les contes de Perrault, elles sèment des petits cailloux qu’elles offrent à tous les chauffeurs qui ont bien voulu les accueillir dans leurs voitures ou camions. Rien n’est prévu, juste partir, et arriver. Nous allons les suivre lors de leur dernier voyage, entre Athènes et Helsinki, au fil de leurs rencontres. Un chemin semé d’optimisme, d’insouciance, de partage et de joie d’être. Une véritable bouffée d’air pur réconfortante. Rencontre avec deux jeunes femmes qui osent, débordante de fougue et d’enthousiasme. Un voyage sur le pouce.

 

En projection, samedi 29 août à 15h00.

 


Zineb, Femme Guide.


Zineb Boutkhoum Datcharry est la première femme guide au Maroc, spécialisée dans les randonnées dans le désert et en montagne. Aujourd’hui, elle a presque 20 ans d’expérience. Mais au début, percer dans la profession fut loin d’être simple. Zineb est originaire d’Ighirine, un village situé dans la vallée de Bougmez dans la région du Haut Atlas. Son grand-père, un Berbère nomade, s’y installa et construisit une grange à blé. Son père travailla pour l’armée, et lorsqu’il déménagea à Marrakech, Zineb eut la possibilité d’aller à l’école. Revenue ensuite dans la Vallée de Bougmez, elle suivit les cours d’un institut de formation pour guides de voyage. Elle était la seule femme et donc confrontée à une résistance considérable de la part des hommes. En 1993, la communauté des guides masculins refusa d’accepter Zineb et l’empêcha de travailler. Mais elle tint bon et, finalement, fût accréditée guide de montagne. Un portrait tout en nuances d’une femme courageuse, bien décidée à réaliser son rêve.

 

Zineb fait le voyage depuis le Maroc pour nous parler de son travail dans les montagnes, et de ses luttes pour parvenir à l'exercer.

En projection, samedi 29 août, à 21h00.

 


Barbara Delière

Barbara Delière et Maud Ramaen s’élancent sans se connaître dans une traversée d’Ouest en Est de la chaîne himalayenne. Pendant un an, les deux trentenaires parcourent 12 000 kilomètres, dont 3 000 à pied, des dizaines de cols à 5000 mètres et passent des centaines de nuits chez l’habitant ou sous leur tente. En Inde, au Népal, en Chine, au Pakistan et au Kirghizstan, elles mettent en lumière les initiatives de femmes d’exceptions qui tentent notamment d’améliorer leur situation injuste.



En projection, dimanche 30 août, à 15h00.

 



Jennifer Lesieur

Ecrivain, biographe.


Première Européenne à avoir séjourné au Tibet, Alexandra David-Neel (1868-1969) fut aussi chanteuse d'opéra, journaliste, franc-maçonne et auteure d'une quarantaine d'ouvrages. Elle fut toute sa vie inspirée par la pensée bouddhiste. Dans sa dernière biographie consacrée à l’exploratrice, Jennifer Lesieur retrace son parcours d'aventurière et de féministe, à travers l'Orient et jusqu'à Digne, en Haute-Provence, où elle décède à l'âge de 101 ans. Jennifer Lesieur n’en est pas à son premier essai dans le monde de la biographie, et notamment sur les aventuriers voyageurs. En  2006, elle reçoit le prix Goncourt de la biographie, pour son ouvrage, le premier en langue française, sur la vie et l’œuvre de Jack London. En 2010, elle publie la biographie de l’aviatrice américaine Amélia Earhart. Jennifer Lesieur sera l’une des invités de la librairie éphémère du voyage, elle y dédicacera ses ouvrages.

 

Jennifer Lesieur sera présente sous les tentes du festival pour dédicacer ses livres, et viendra nous parler de l'extraordinaire destin d'Alexandra David Neel.

 


Organisatrice du Festival des voyageurs aux Mages (Gard)
Organisatrice du Festival des voyageurs aux Mages (Gard)

Claudette Thomas

Photographe, et voyageuse passionnée.

 claudette aime voyager, alors, elle voyage partout dans le monde. Claudette aime photographier, alors, elle photographie partout dans le monde. De ses multiples allées et venues, elle a rapporté des portraits de femmes dont chaque regard raconte une vie, là-bas, bien loin de nous.

Sa suite de photographies fera l'ouverture du festival 2015, le vendredi 28 août.



Projection du diaporama "Femmes du Monde" avant chaque séance.