Là-bas, Vu d’ici,

Festival des voyages et des lointains horizons


La Communauté de Communes du Pays Viganais organise en collaboration avec l’association Hasta Siempre, le Festival Là-bas, Vu d'ici chaque année, le dernier weekend d'août.
L’objectif essentiel du festival est de donner envie de partir, de découvrir, d’apprendre, à tous ceux qui possèdent en eux, cette petite flamme qui fait avancer d’un pas, tendre une main, ouvrir un livre, regarder au loin... cette petite flamme que l’on nomme Curiosité. Comment fait-on là-bas ? Comment vit-on là-bas ? Le propos du festival sera de répondre à certaines de ces questions, en sollicitant nos sens.
Un voyage par la vue, au travers de projections de films, témoignages, fictions, documentaires, d’expositions de photographies et peintures, créations artistiques, carnets de voyages, livres... Un voyage par l’ouïe, de musiques en chansons, de contes en récits, d’étranges instruments en simples voix, de concerts en récitals... Un voyage du bout des doigts en découvrant l’art et la manière de confectionner un carnet de voyage, un cocktail pour des amis, un portrait à la gouache... et toucher la matière...
Un voyage du goût, de la douce vanille à l’âpreté du rhum, des milles et une façon de préparer le même repas suivant que l’on se trouve au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest... Un voyage du corps, en arpentant les chemins tortueux de contrées reculées, ou en suivant les pas de danseurs de Salsa Cubains, ou de Tango de Buenos-Aires... Un voyage du sourire, et des yeux grands ouverts. Un voyage de l’esprit, sur le fleuve de l’imagination sur lequel naviguent les embarcations les plus folles.
Le commandant Jacques-Yves COUSTEAU, aimait à dire : « Il faut aller voir ! » Nous proposons à ceux qui ne peuvent pas, à ceux qui n’y ont jamais pensé, à tous ceux qui hésitent encore, de découvrir un coin éloigné de notre terre, un monde à part et si proche de nous, des coutumes à nos yeux si bizarres, et qui s’expliquent pourtant si naturellement... Nous leur proposons d’embarquer avec nous, de partir en voyage, tout en restant ici. Nous leur proposons d’aller voir là-bas, en restant ici. Il leur suffira de regarder, d’écouter, de goûter, de toucher... l’Inconnu. Nous leur proposons de les aider à faire le premier pas. Leur envol dépendra de leur seule volonté.

 

 

Là-Bas vu d'ici

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Le premier festival du voyage s'achève, après un programme particulièrement riche et varié à travers la capitale des Cévennes.
Vendredi, la médiathèque intercommunale se mettait à l'heure de Cuba avec la conférence d'Adriana Carrière, employée de la médiathèque et cubaine-américaine installée depuis plusieurs années en Pays viganais. Une heure passée au cœur de la musique de l'île, clôturée par une dégustation de produits de là-bas et la musique de Tio Pepe dans la cours du château d'Assas. Samedi, le festival faisait la lumière sur Ernesto Guevara, plus connu sous le nom du Che. Icône emblématique de la révolution Cubaine, Guevara a été un voyageur, visiteur des peuples. Son nom aura souvent été évoqué au cours de la journée et, dès 10 h 30 à la maison de l'intercommunalité, avec la conférence de François Miran, traductrice du livre « Un voyage extraordinaire avec le Che ». Elle aura fait découvrir un côté peut-être moins connu de l'histoire de Che Guevara, à l'époque où il jouait le rôle de représentant politique de la révolution cubaine, en visitant les pays afro-asiatiques.
Au cinéma Le Palace, place au voyage et aux grands horizons, avec la « journée des Voyageurs ». C'est la famille Boisseau qui ouvrait la journée avec son périple « Si on partait en Amérique latine » : Le père, la mère, et les quatre enfants, tous en vélo, à travers les montagnes et les hauts plateaux andins. Fanny Hubinet, présentait son film « Toma mate? » qui retrace sa traversée de la Patagonie à cheval. Delphine Million et Damien Artero sont venus raconter leurs aventures, lors de leur passage en Amérique du Sud, étape de leur tour du monde en tandem. En fin d'après-midi, Nicolas Ferro, Jérôme Pilleyre et Philippe Bellime présentaient leur magnifique film « Buenos-Aires Caracas, sur les traces du Che ». Un road-movie à travers l'Amérique latine, sur les traces du voyage à motocyclette de Che Guevara, et à la rencontre des peuples et communautés indiennes.

Patrick Bard était l'invité d'honneur de la deuxième journée. Photojournaliste, écrivain-voyageur, romancier, il était venu présenter son reportage photographique en confiant beaucoup d'anecdotes et de faits historiques, parfois surprenants. Parti de Buenos-Aires en Argentine, il a suivi les routes du Che, jusqu'à La Havane, pour se retrouver à la Higuera, petit village de Bolivie où les voyages du Che ont définitivement pris fin. Ce fut un récit passionnant, illustré par de très belles photographies, encore enrichi très récemment, puisque Patrick Bard se trouvait à Cuba, en décembre dernier, pour le compte du Magazine  'Ulysse' et a rapporté d'autres clichés. A l'issue de la projection, les festivaliers ont pu converser avec Patrick Bard et lui poser de nombreuses questions.
Le festival aura permis de faire participer toute la ville, avec notamment l'exposition photos de Sylvie Fpournier (Viganaise ayant vécu à Cuba) au restaurant Le Passage, et celle de Delphine Zamaï et Samuel Roche au café des Cévennes, sur leur année passée en Amérique du Sud. le tout en musique avec Tio Pepe, aux terrasses des bistrots.

Dimanche matin, à la maison de l'intercommunalité, tous les invités se retrouvaient pour une table ronde sur le thème « Cuba et maintenant ?. On sait que les choses changent à Cuba, et qu'elles vont continuer de changer mais dans quel sens ? Ces changements seront-ils bénéfiques à ce petit pays pressé, confiné par un puissant voisin qui lui fait barrage ? Les invités tentèrent de répondre aux différentes questions de l'audience. L'après-midi au Palace, les festivaliers ont pu assister à la projection du film  'Le rideau de sucre', sincère, émouvant, réalisé par Camila Guzman Urzua. Le portrait intime d'une génération qui était sur les bancs de l'école dans les années 1970, à l'apogée du régime. Le film rend compte de leur enfance et de la soudaine paralysie du pays, provoquée par la chute du bloc de l'Est. Un agréable moment entre nostalgie et constat amer.

 

 

02/09/2012

Ouverture officielle du festival « Là-bas, vu d'ici »


C'est dans les jardins de la Condamine, au cœur du Vigan, que l'association Hasta Siempre et la communauté de communes ont ouvert la deuxième édition de Là-bas, vu d'ici, festival « des voyages et des lointains horizons. » Si la première édition s'était attaché à célébrer Cuba, île fermée qui reçoit malgré-ce quantité de voyageurs, le cru 2012 est dédié à la Mongolie, immense plateau herbeux et venté qui évoque un Causse Méjean étiré à l'infini.

Après une introduction chaleureuse prononcée par Claudia Tagbo, comédienne et marraine du festival, des danseurs d'Azerbaïdjan ont subitement planté le décor de la semaine à venir : dépaysement, éloignement et aventure, sur l'emblématique route de la soie où se sont croisés orient et occident à l'époque de Marco Polo. Les Cévenols, plutôt nombreux (environ 300), ont découvert le programme patiemment élaboré par Henry Lavesque, président d'Hasta Siempre. Projections, dédicaces, stages, conférences et rencontres contribueront à déplacer le bassin viganais en plein cœur de l'Asie Centrale, à la découverte d'une civilisation fascinante et de ses coutumes.